Un centre de profit représente une division interne d’une entreprise pour laquelle il
est souhaité pouvoir en déterminer précisément la rentabilité, de
façon indépendante des autres parties de l’entreprise. La gestion en centre de
profit permet donc d’obtenir des résultats indépendants pour les
différentes sections d’une l’entreprise, en considérant chacune comme une
entité autonome au sein de l’ensemble. Le centre de profit peut être un service
de l’entreprise, une section, un ensemble d’employés rattachés à
une fonction commune ou une combinaison de plusieurs de ces éléments. Il provient
d’un découpage fonctionnel d’une entreprise et son existence n’est pas
juridique.
Chaque centre de profit jouit d’une relative autonomie, a ses propres budgets, ses propres coûts et son propre chiffre d’affaires. Il est donc jugé sur ses résultats, qui peuvent générer des profits ou des pertes. Ces résultats sont distincts des résultats de l’entreprise considérée dans son ensemble.
Le centre de profit ne doit pas être confondu avec le centre de coûts, qui ne perçoit pas de revenus; le centre de coûts ne peut donc être jugé sur sa rentabilité mais uniquement sur ses dépenses.
Dans ces conditions, les frais d’opération ne sont plus uniquement à la charge globale de l’entreprise, mais ils sont imputés à chacun des centres de profit. Lors de la codification des frais de l’entreprise, il devient donc nécessaire d’indiquer précisément à quel centre de profit chacune des dépenses, internes ou externes, doit être imputée.
Une telle approche demande également l’implantation d’opérations de facturation interne interdépartementale (ou entre centres de profit), de manière à générer des revenus internes provenant de services rendus à d’autres sections de l’entreprise. Le centre de profit aura souvent des revenus externes, provenant des clients de l’entreprise.
Ces imputations internes sont habituellement réalisées selon une unité de facturation prédéterminée, par exemple sur une base horaire.
Le calcul des taux d’imputation internes est généralement simple, lorsque le centre de profit recharge uniquement des services à l’interne. En connaissant l’ensemble des coûts imputables au centre de profit, et en déterminant le nombre d’unités (heure, journée, semaine) que le centre de profit peut imputer, il est facile d’évaluer un taux de location représentatif des frais à couvrir. Il ne reste qu’à émettre des factures aux autres centres de profit, en fonction du nombre d’unités utilisées.
La formule est un peu plus complexe si des produits s’ajoutent ou tiennent lieu de services rendus. Dans ce cas, les coûts d’utilisation de ces produits (leur coût d’achat ainsi que les coûts d’entretien et de réparation) doivent être ajoutés aux coûts des services rendus. Pour les cas où les produits sont de diverse nature, il devient aussi nécessaire d’établir des taux distincts.
Dans l’industrie de la construction, un exemple intéressant de centre de profit est la gestion des outils. On parle ici de l’ensemble des outils que l’entreprise possède et qui sont utilisés sur les chantiers. Par exemple, les scies, les perceuses, les génératrices, les échelles, etc. Une méthode courante est de calculer le coût global d’achat (ou d’amortissement pour les items plus importants) et de le répartir aux coûts des projets sous forme de frais généraux, au prorata de la valeur de chacun des projets. Cette méthode est relativement simple mais très imprécise, car elle ne tient pas compte de la réelle utilisation des outils sur les projets. De plus, elle ne permet pas de contrôler le mouvement des outils et entraîne généralement un relâchement dans la gestion desdits outils. Enfin, il est impossible de savoir ce que coûtent réellement ces outils et l’usage qui en est fait au cours de leur vie utile.
Pour répondre à ce besoin, Maestro a développé dans les derniers mois un nouveau module de gestion avancée des outils, permettant d’effectuer le suivi de la localisation des outils, mais aussi de leur coût d’utilisation, sur chacun des chantiers où ils ont été utilisés. En effectuant la gestion sous forme de centre de profit, il devient alors possible d’évaluer globalement et précisément les coûts que ces outils, incluant leurs coûts de gestion, pour chacun des projets réalisés. Cela responsabilise aussi les individus, tant les utilisateurs des outils qui savent qu’un suivi serré est effectué sur les outils qu’ils ont en leur possession, que les gestionnaires du centre de profit, qui doivent alors rendre des comptes concernant la profitabilité de leur département.
Ce module bénéficie de toute la puissance des composantes maestro* déjà bien établies dans les autres modules, l’analyse dynamique vectorielle, le générateur de liste, les recherches avancées, etc. De plus, comme il est établi sur les fondations du module d’inventaire, toutes les fonctionnalités du module d’achat et approvisionnement s’y retrouvent.
Lors de vos prochaines réflexions concernant la structure de votre entreprise, songez aux avantages de la gestion par centre de profit, et si vous remarquez un besoin en ce sens dans la gestion de vos outils, jetez un coup d’oeil sur la nouvelle gestion des outils avancée de maestro*. Vous y retrouverez certainement réponse à vos besoins.
