La paresse, qui dénigrée par bien des gens et notamment par la plupart des patrons, est souvent le rêve des gens les plus occupés. Car rêver de paresse est souvent un des moteurs de l’innovation. D’ailleurs, un dicton ne dit-il pas que « la nécessité est mère de l’invention » ? Bien souvent, nous refusons d’être paresseux. Nous croyons ne pas y avoir droit. Depuis notre plus tendre enfance, nous entendons dire que le travail c’est la vie, que l’accomplissement dans le travail est l’objectif de toute personne qui se respecte.
Nous vivons à une époque pour le moins turbulente. Crises économique et financière, problèmes environnementaux et politiciens douteux font partie des données avec lesquelles nous devons composer. Les causes de ces différents problèmes peuvent être diverses, mais il en ressort nettement que certaines valeurs ont été malmenées et que nous en payons le prix.
Un des facteurs principaux de ralentissement de l’évolution des entreprises est la résistance des employés. Trop souvent, l’enthousiasme de la direction pour un nouveau projet fait en sorte que les employés qui sont directement touchés par le changement sont plus ou moins bien informés des raisons profondes qui le commandent et, par conséquent, ils s’y opposent.
L’Office québécois de la langue française donne de l’expression « Gestion des compétences » une définition de base qui servira de point de départ pour une analyse plus approfondie. La gestion des compétences est un « modèle de gestion qui met les compétences au coeur des démarches visant à assurer l’avenir de l’entreprise en repérant les compétences clés des salariés et en facilitant leur développement ».