La paresse, qui dénigrée par bien des gens et notamment par la plupart des patrons,
est souvent le rêve des gens les plus occupés. Car rêver de paresse est souvent
un des moteurs de l’innovation. D’ailleurs, un dicton ne dit-il pas que « la
nécessité est mère de l’invention » ?
Bien souvent, nous refusons d’être paresseux. Nous croyons ne pas y avoir droit. Depuis notre plus tendre enfance, nous entendons dire que le travail c’est la vie, que l’accomplissement dans le travail est l’objectif de toute personne qui se respecte. La paresse nous fait mal paraître aux yeux de nos collègues, de nos amis et de notre famille. Nous préférons donc poursuivre le même travail, nous adonner aux mêmes tâches... encore et encore.
Puis, lentement, sans que la personne concernée s’en rende vraiment compte, une tâche qui prenait une heure par semaine en demande maintenant cinq. Compte tenu du grand nombre de tâches répétitives à accomplir, notre quotidien est souvent pris dans une routine peu intéressante, qui peut même empiéter sur les périodes supposément libres, telles les pauses et les dîners, quand ce ne sont pas les weekends. C’est expressément dans ces moments que nous rêvons de paresse. Comme il serait bon de récupérer du temps, ce temps perdu à faire ces tâches répétitives et intellectuellement inintéressantes, ne serait-ce que pour imaginer l’avenir.
Peut-être devrions-nous commencer par réfléchir à nos valeurs, celles des « baby boomers ». Les nouvelles générations n’ont pas nécessairement la même vision du travail. Nous voyons arriver cette cohorte de jeunes employés en nous disant qu’enfin, nous pourrons rêver à la paresse et aux temps libres. Mais surprise, ce travail répétitif et consommateur de temps et d’énergie ne les intéresse pas. Les générations X, Y, de même que la nouvelle arrivant sur le marché du travail recherchent un équilibre de vie entre le travail, la famille et les loisirs. Alors qui fera ce travail répétitif qui tue la créativité ?
Il n’y a qu’une manière de s’adapter à la nouvelle réalité : l’optimisation des processus de travail. L’introduction d’outils automatisant les tâches répétitives de façon à réduire le temps passé à produire des rapports ou des analyses de données est essentielle. Il faut donc y penser dès maintenant, faire un inventaire de tous les travaux et tâches que l’on refait continuellement et manuellement, puis de se demander ce qui pourrait être automatisé. À l’ère de l’informatique, les possibilités sont immenses. En plus de gagner en temps et donc en efficacité, le travail à faire sera plus stimulant et plus attrayant pour les nouvelles générations. Votre entreprise améliorera aussi sa position concurrentielle et assurera son succès à long terme.
Alors mettez-vous à la tâche. Donnez-vous le droit d’être paresseux !