Foncer sur les opportunités en période d’incertitude
L’année 2009 nous a apporté son lot de mauvaises surprises sur le plan
économique. La liste est longue : une crise financière sans précédent,
une récession au Canada alors que nous devions pourtant en être épargnés,
des ennuis majeurs pour l’industrie de l’automobile et le secteur manufacturier en
général, le prix des matières premières en forte baisse, le
chômage en hausse, etc. Pour sa part, l’industrie de la construction n’a pas
été épargnée, particulièrement sur le plan commercial et
résidentiel.
Mais les récentes nouvelles sont plus encourageantes. La récession serait
terminée, même si l’incertitude persiste. Les évènements
récents ont laissé leur marque et une certaine morosité continue
d’être ressentie. Pourtant, certains entrepreneurs tirent avantage de ces
périodes difficiles. Comment s’y prennent-ils?
Une telle période comporte son lot d’opportunités pour qui se donne la peine de
les rechercher. Au fil des rencontres avec nos clients, nous avons pu être témoins
d’approches inspirantes d’entrepreneurs voyant plus loin que le court terme, et
confiants dans leur capacité de se distinguer en dépit de l’adversité.
Cette attitude stimule l’action positive, laquelle est évidemment
préférable à l’attente. Sans tomber dans de grands secrets, voici donc
quelques approches intéressantes que nous avons observées et que nous avons, dans
certains cas, nous-mêmes adoptées :
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Des ressources humaines de qualité deviennent disponibles sur le marché. Le
réflexe de plusieurs est de réduire les coûts face à l’incertitude.
Certaines entreprises plus faibles au début de la récession n’ont pas vraiment
le choix. D’autres profitent de cette opportunité pour acquérir des ressources
plus compétentes. D’autant plus que le phénomène de rareté des
ressources humaines, qui nous menace avec le vieillissement de la population, ne fera que
s’accentuer au cours des prochaines années. Des ressources humaines de qualité
sont à la base d’une organisation de qualité et de telles ressources se
révèlent souvent un investissement : elles créent leurs propres
opportunités au sein d’une organisation.
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C’est une période propice aux remises en question. Les réflexions
stratégiques permettent d’identifier les changements nécessaires, les
opportunités offertes par un marché en évolution. Le ralentissement peut
faciliter l’introduction de ces changements. Les améliorations qui auront des effets
bénéfiques à long terme ont souvent d’abord des effets perturbateurs
à court terme. Ce genre d’exercice, difficile à concevoir en période de
forte croissance, peut être envisagé lors d’un ralentissement.
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Certains exemples du point précédent se manifestent au niveau opérationnel :
changement de structure organisationnelle, révision et optimisation des processus, gestion
plus serrée et meilleure utilisation des technologies de l’information. Nombre de nos
clients ont communiqué avec nous afin de maximiser l’utilisation de leur logiciel
maestro* dans le contexte d’un exercice d’amélioration qu’ils ne pouvaient
se permettre en période de prospérité.
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Dans le même ordre d’idées, il est pertinent d’investir le temps disponible
dans la formation du personnel, afin de développer les compétences
stratégiquement requises.
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Un angle intéressant joue également comme catalyseur du changement : en période
d’incertitude, il y a plus d’ouverture de la part des employés et partenaires
économiques. Des améliorations impensables ou ardues il y a un an deviennent tout
à coup possibles : il faut profiter de ce climat.
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Au niveau du marché, la récession a pu sérieusement affecter certaines
entreprises concurrentes qui y étaient mal préparées. Les clients sont plus
ouverts à de nouvelles solutions, même s’ils subissent une pression visant
à réduire leurs coûts. L’accès à certaines clientèles
ou certains marchés connexes peut ainsi être facilité.
Bref, en ces temps difficiles, faisons le choix de l’optimisme. L’environnement
économique connaîtra de meilleurs jours. Il faut fuir la fâcheuse tendance
à voir noir en période de récession, et rose en période de
prospérité. Nos actions conditionnent nos résultats. Si la prudence peut
devenir de mise en période de prospérité (parce que les ralentissements sont
inévitables), la vision et l’action sont plus utiles en période
d’incertitude.
Et puis, comme le dit l’adage, le pessimiste finira peut-être par avoir raison... mais
l’optimiste aura mieux vécu.
Pierre Lanteigne