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Maestro*Liaison  Octobre 2009

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Dans ce bulletin :

Nuage informatique : une avancée réelle?

Nuage informatique (cloud computing) : nouveau concept marketing ou réelle avancée technologique?

Se poser cette question, c’est déjà répondre que c’est un peu les deux. Le nuage informatique est un nouveau concept permis par l’avènement, depuis quelques années, de trois technologies en émergence. Il s’agit des applications en ligne (software as a service ou SaaS), de la disponibilité grandissante de l’accès internet haute vitesse (broadband) et de la dématérialisation (virtualisation) des services informatiques.

Applications en ligne
Depuis déjà plusieurs années, il est possible d’utiliser des applications logicielles en ligne en souscrivant à un abonnement annuel ou gratuitement, comme dans le cas de hotmail, gmail, facebook, etc. Certaines applications existent depuis plusieurs années et sont largement utilisées. Salesforce.com et NetSuite.com constituent d’excellents exemples.

Accès internet haute vitesse
Pour pouvoir profiter de ces technologies internet, il est essentiel d’avoir un lien à haute, voire très haute vitesse, ce qui est de plus en plus accessible, peu importe le lieu. Que ce soit à la maison ou au bureau, câblé ou sans-fil, les vitesses disponibles sont maintenant suffisamment performantes pour nous permettre de faire des appels téléphoniques, de se connecter aux serveurs du bureau ou de télécharger des photos ou de la musique sans délai d’attente indu.

Dématérialisation (virtualisation)
Cette technologie permet à un serveur de traiter avec un seul ordinateur ce qui aurait nécessité plusieurs ordinateurs auparavant. Il est donc possible avec des serveurs de virtualisation de faire fonctionner plusieurs sessions de Windows Server, Linux, Unix, etc., en même temps. Il est aussi possible de virtualiser l’espace disque de façon à ce que toutes les sessions soit indépendantes les unes des autres.

Évidemment, à mesure que le nombre de sessions augmente, il peut s’avérer nécessaire de répartir la charge sur plus d’un ordinateur. À l’intérieur d’un parc de serveurs, les outils de virtualisation partagent donc les diverses sessions ouvertes en fonction de la capacité de chacun des ordinateurs.

Nuage informatique
L’avènement du nuage informatique est donc une intégration et une évolution de ces trois technologies : applications en ligne, internet haute vitesse et virtualisation. Au départ, il y a eu la virtualisation des applications. En effet, nos logiciels ont migré de nos serveurs et ordinateurs vers le nuage internet. Aucune installation ni maintenance ne sont plus nécessaires. Il suffit de se connecter à partir de n’importe quel ordinateur pour accéder au service en question. Les plus connus sont évidemment les services de courriels, tels hotmail et gmail. Mais cette technologie a évolué vers d’autres applications plus corporatives, comme les applications de gestion de vente, les applications financières, les sites de socialisation, les partages de photos, etc. Cependant, ce genre de service n’est pas utile pour toutes les entreprises, car l’application est habituellement la même pour l’ensemble des utilisateurs. Il y a bien un certain degré configurable mais en cas de besoin particulier à combler, il n’y a pas vraiment de solution.

Alors que la virtualisation a servi, dans un premier temps, à l’optimisation des ordinateurs corporatifs, notamment en concentrant plusieurs services sur un même ordinateur, le nuage internet permet de déplacer ces services vers l’extérieur, tout comme c’est le cas pour les applications. Ainsi, on évite l’acquisition et la maintenance d’un parc informatique. Une fois sur le nuage, on peut accéder aux différents services corporatifs à partir de n’importe quel ordinateur ayant accès à internet.

Les avantages s’avèrent donc multiples. Du côté financier, on évite l’acquisition, l’installation et la maintenance d’un ou de plusieurs serveurs. En cas d’augmentation des besoins, il n’est plus nécessaire d’ajouter des serveurs, puisque le nuage gère automatiquement la charge accrue. Aucune copie de sûreté n’est nécessaire et le coût d’utilisation varie habituellement en fonction de l’utilisation; ce qui peut s’avérer fort intéressant en période de récession.

Évidemment, il y a aussi des inconvénients à cette approche. D’une part, l’accès internet doit être disponible et performant. De plus, pour plusieurs entreprises, sortir les données et les informations critiques et confidentielles peut s’avérer difficile à négocier. D’autre part, l’intégration avec d’autres applications locales peut aussi s’avérer difficile. Ce sont des modèles moins ouverts à la personnalisation, et l’accessibilité aux données peut être plus difficile une fois qu’on quitte le service.

Plusieurs entreprises offrent ce genre de service, notamment
Amazon Elastic Compute Cloud (http://aws.amazon.com/ec2/) et
Microsoft Azur (http://www.microsoft.com/azure/whatisazure.mspx).

Le but est le même pour tous : faciliter le déploiement, favoriser un accès en tout temps par internet et avoir une capacité de traitement et un espace disque pratiquement illimités.

Il y aura toujours de l’avenir pour le modèle courant sur serveur local. Par contre, avec la possibilité d’utiliser de plus en plus les applications bureautiques totalement internet qui sont offertes par des géants tels que Google et Microsoft, parions que l’accès au Web occupera une place de plus en plus importante dans nos bureaux à l’avenir.

Robert Meunier

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