Maestro Technologies - Logiciel intelligent de gestion pour l’industrie de la construction.

Maestro*Liaison  Mai 2010

Retour au centre de nouvelles
Dans ce bulletin :

Simplicité volontaire

La complexité n’est pas un phénomène nouveau. Depuis que l’homme a quitté sa caverne et le stade de chasseur-cueilleur, tous ses actes l’ont amené vers le développement d’un environnement toujours plus riche mais, également, de plus en plus complexe. L’acte simple de cueillir un fruit et de le manger a été remplacé par le processus complexe de planter un arbre, de l’entretenir, d’attendre qu’il produise des fruits, de les récolter, de les emballer, de les expédier aux consommateurs, de les distribuer dans les points de vente et, finalement, de les acheter afin de pouvoir les consommer. Toutefois, pour diverses raisons (écologiques, économiques et philosophiques), nous semblons en être arrivés à un point où un retour à la simplicité est souhaité par de plus en plus de gens. Mais est-ce vraiment possible? Sommes-nous parvenus à un point de non-retour qui nous empêchera à tout jamais de revenir à un mode de vie plus simple?

Le rasoir d’Ockham
Peu de gens connaissent ce principe. Bien qu’il date de l’Antiquité, il est pourtant demeuré l’une des bases de la science. Bien qu’il ait été formulé longtemps avant lui, il a été attribué au moine franciscain William d’Ockham, qui a vécu au XIVe siècle. Son énoncé se lit comme suit : « Les entités ne doivent pas être multipliées sans nécessité. » 1. D’une grande simplicité en lui-même, ce principe dit tout bonnement qu’on doit garder les choses simples. Il a par la suite donné lieu à une multitude de relectures et d’interprétations. Beaucoup de savants, de philosophes et d’écrivains l’ont réinventé et reformulé d’une multitude de manières. Parmi ceux-ci, citons Isaac Newton, qui soutenait : « Nous n’avons à accepter pas plus de causes des choses naturelles que celles qui sont à la fois vraies et suffisantes pour expliquer ces choses » 2 et Conan Doyle, qui en a déduit une variante qui fait dire à Sherlock Holmes : « Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable que cela paraisse, doit être la vérité. » 3 Mais poursuivons le raisonnement en adoptant une interprétation plus pratique de cet énoncé : « deux choses étant égales, la solution la plus simple est toujours la meilleure ». 2

En observant notre environnement, force est d’admettre que nous n’avons certainement pas toujours respecté ce principe. Notre besoin grandissant de confort et de bien-être est probablement à l’origine d’une grande partie du manque de simplicité qui nous affecte. Prenons par exemple l’automobile, qui est passée, en à peine un siècle, d’un engin relativement simple, nous permettant de nous rendre du point A au point B avec un minimum d’efforts et de frais, à un engin ultra sophistiqué, comportant centre de divertissement, aide à la navigation, caméra et radar de positionnement, contrôle de traction, tout cela à un prix toujours plus élevé et avec une fiabilité qui n’est pas toujours au rendez-vous. La compagnie indienne Tata vient d’ailleurs de mettre sur le marché une voiture minimaliste, la « Nano », qui ne comporte aucun de ces systèmes complexes et coûteux 4 5. Destiné aux marchés émergents, ce véhicule ultra simple pourra-t-il réussir à intéresser les Occidentaux qui se disent à la recherche de simplicité? L’avenir nous le dira...

Google
Comme la mission première de Maestro demeure la conception de logiciels, je me suis finalement demandé quelle était l’application informatique la plus simple qui existe. Tout naturellement, j’ai pensé à Google qui, avec son unique champ texte, ses deux boutons et ses quelques raccourcis, me semblait représenter la simplicité dans sa plus grande expression. En allant vérifier sur place, quelle ne fut pas ma surprise de constater que la page d’accueil avait encore été simplifiée! Dorénavant, lorsqu’on accède au site www.google.ca , les liens vers les autres fonctions de Google ne sont plus immédiatement affichés. Le curseur est positionné dans le champ de recherche et si on entre quelques mots et qu’on appuie sur Entrée, la page de résultat s’affiche sans qu’on ait vu autre chose. Les liens sont affichés seulement si on déplace le curseur.

Google a donc réussi à simplifier l’application minimaliste par excellence. Était-ce dans un souci purement esthétique? Pas selon Marissa Mayer, vice-présidente du département « Search Products » chez Google : « La plupart des gens qui se rendent sur Google souhaitent effectuer une requête et cette approche propre et minimaliste leur permet de focaliser tout de suite sur ce qu’ils veulent ». 6

Est-il possible d’appliquer ce principe au développement de n’importe quelle application informatique? Bien sûr, il faut simplement se laisser guider par le principe KISS (« Keep it Simple, Stupid ») 7. Cette philosophie de développement applicable à une multitude de disciplines résume, en quatre lettres, le fait qu’il faut tendre au maximum vers la simplicité et que toute complexité inutile doit être évitée.

Ce petit tour d’horizon nous aura donc permis de voir quelques facettes de la notion de simplicité et nous aura démontré qu’il est possible d’être simple tout en demeurant efficace. Ce sera donc un défi constant pour Maestro, dans les années à venir, de continuer à développer des applications complètes et puissantes, répondant à tous les besoins de l’industrie, mais qui resteront simples à utiliser.

Michel Fisette

Notes :
1http://fsp-faq.ifrance.com/usenet-sci-faq/occam-fr.html
2http://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_d%27Occam
3Le Signe des quatre (1888), par Sir Arthur Conan Doyle
4http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/200901/06/01-686618-lauto-a-2500-de-tata-motors-la-nouvelle-voiture-du-peuple.php
5http://fr.wikipedia.org/wiki/Tata_Nano
6http://www.clubic.com/actualite-314166-google-simplicite-fluide.html
7http://fr.wikipedia.org/wiki/KISS-principe

Envoyer un commentaire
S’abonner aux nouvelles Archives